
Google Dorking influenceurs : comment extraire des contacts ciblés avec Google + Make
Tu cherches des micro-influenceurs dans ta niche. Tu ouvres Instagram. Tu scrolles. Tu trouves un profil pertinent. Tu cherches l’email dans la bio. Rien. Tu essaies le site web. Rien. Tu passes à un autre.
Résultat au bout d’une heure : 4 contacts, une nuque en vrac, et une haine grandissante pour le mot “collaboration”.
Certains outils te promettent “125 000 contacts d’influenceurs en quelques clics”. Spoil : le chiffre est réel, mais c’est le plafond théorique d’un système bien configuré — pas ce que tu extrais en appuyant sur un bouton. Ce qu’on va regarder dans cet article, c’est ce que le système produit réellement, dans une vraie niche, dans des conditions normales.
Sur la niche aquariophilie — marché très précis, volontairement difficile — la méthode a permis de remonter 30 à 35 emails sur une première requête ciblée, puis 65 contacts sur 12 recherches en variant les sous-thématiques et les localisations. Ce n’est pas une promesse magique. C’est une méthode d’ingénieur.
La méthode s’appelle le Google Dorking. Combinée à Make et SerpAPI, elle transforme Google en une base de données d’influenceurs que tu interroges avec précision.
Table des matières
- C’est quoi le Google Dorking, et pourquoi ça change tout pour trouver des influenceurs ?
- La stack technique : 3 outils, une infrastructure complète
- Comment la méthode produit réellement des résultats : l’exemple aquariophilie
- Paramétrer le système : réseau, niche, localisation, pays
- Ce que tu fais avec les contacts : deux stratégies pour trouver des partenariats influenceurs
- Questions fréquentes
- Tu cherches encore tes influenceurs profil par profil ?
C’est quoi le Google Dorking, et pourquoi ça change tout pour trouver des influenceurs ?
Le Google Dorking, c’est l’utilisation d’opérateurs de recherche avancés pour extraire des informations précises depuis Google — des informations que personne ne cherche de cette façon.
Quand tu tapes “influenceur aquariophilie” dans Google, tu obtiens des articles de blog et des pages génériques. Quand tu utilises un opérateur Google Dorking, tu forces Google à remonter uniquement les pages qui correspondent à plusieurs conditions simultanées : un réseau social précis, une thématique, et un signal de contact (email, téléphone, lien de contact).
Concrètement, une requête Google Dorking pour trouver des emails d’influenceurs suit cette logique :
- Un opérateur de restriction qui cible les pages d’un réseau social spécifique (Instagram, TikTok, etc.)
- Un ou plusieurs mots-clés de niche pour filtrer la thématique
- Un signal de contact (“email”, “contact”, “@”) pour ne remonter que les profils avec des coordonnées accessibles
- Optionnellement, une localisation pour cibler géographiquement
Le résultat : au lieu de pages génériques sur “l’aquariophilie”, Google te sort les profils Instagram sur l’aquariophilie qui ont un email visible quelque part sur leur page ou leur site lié.
Le problème ? Si tu fais ça manuellement, Google détecte que tu envoies des requêtes répétitives et te limite rapidement à une quinzaine de résultats. C’est là que SerpAPI entre en jeu.
La stack technique : 3 outils, une infrastructure complète

Le système repose sur trois outils qui fonctionnent ensemble — tous disponibles en version gratuite pour démarrer.
Google Sheets est ton cockpit. Tu y rentres tes paramètres (niche, réseau social, localisation, pays, langue) et c’est là que les résultats s’accumulent. Pas d’interface supplémentaire à apprendre. Le Google Sheet fourni avec la formation contient deux onglets principaux : BD0 pour les paramètres de recherche, BD2 pour les données extraites, avec des formules RegEx intégrées pour l’extraction d’emails et la détection de doublons.
SerpAPI est le passe-muraille. C’est une API qui envoie les requêtes Google depuis ses serveurs, contournant les limitations de volume imposées aux recherches manuelles répétitives. Au lieu de te voir bloqué rapidement, tu récupères 100 à 150 résultats par requête. SerpAPI propose 2 500 requêtes gratuites à la création du compte — de quoi travailler plusieurs semaines avant d’approcher le moindre coût.
Make (anciennement Integromat) est le moteur d’automatisation. Il lit les paramètres dans ton Google Sheet, envoie les requêtes à SerpAPI, récupère les résultats, extrait les emails et numéros de téléphone, et les stocke dans ta base de données — sans que tu aies à faire quoi que ce soit. La formation fournit un scénario Blueprint en JSON, importable en un clic dans ton compte Make : tu branches ton Google Sheet, tu colles ta clé SerpAPI, tu fais un premier test, et le système tourne.
Make est gratuit jusqu’à 1 000 opérations par mois. Au-delà : 9€/mois. SerpAPI passé le quota gratuit : 10 à 15€/mois selon l’usage. Soit 24€/mois maximum pour un système qui remplace ce qu’une agence facturerait 500€ pour te livrer une liste de 20 à 30 contacts à moitié hors sujet.
C’est mathématique. Pas magique.
Comment la méthode produit réellement des résultats : l’exemple aquariophilie
Lors d’un test sur la niche aquariophilie — marché de niche, volontairement difficile — le système a remonté 73 résultats sur une première requête. Sur ces 73, environ 30 à 35 emails directs ont été extraits. Sur 12 recherches successives, en variant les localisations (différentes régions françaises) et les sous-thématiques (aquariophilie, récif corallien, aquarium récifal), 65 contacts ont été collectés.
Ce qui ressort de ce test :
- Les résultats varient selon la niche et la précision des sous-thématiques
- Il y aura toujours des faux positifs à nettoyer (adresses email inexploitables, comptes hors sujet)
- La valeur du système n’est pas dans un volume brut — c’est dans sa capacité à couvrir automatiquement plusieurs sous-thématiques et localisations en séquence, sans manipulation manuelle entre chaque requête
Sur 12 recherches aquariophilie, 65 contacts qualifiés. C’est déjà une base pour lancer une première campagne de prospection.
Paramétrer le système : réseau, niche, localisation, pays
L’une des vraies forces du système, c’est sa modularité. Tu n’es pas limité à un réseau ou à la France.
Par réseau social : le scénario Make couvre Instagram, TikTok, LinkedIn, Facebook, Twitter et les sites web. Chaque réseau a son propre module dans l’automatisation. Pour la plupart des niches e-commerce, Instagram et TikTok sont les canaux les plus productifs en volume de contacts avec coordonnées visibles.
Par niche et sous-niche : plus tu affines la thématique, meilleure est la qualité des contacts. “Sport” est trop large. “Yoga prénatal Paris” est actionnable. Le système te permet de chaîner plusieurs requêtes sur des sous-thématiques adjacentes pour couvrir tout le périmètre de ta catégorie — exactement comme dans le test aquariophilie (aquariophilie → récif corallien → aquarium récifal).
Par localisation : tu peux programmer des batchs de recherches sur plusieurs villes ou régions et les lancer en séquence automatique. Le scénario les traite les uns après les autres. Tu peux aussi chercher sans localisation spécifique pour ratisser au niveau national.
Par pays et langue : le module international (bonus de la formation) te permet de paramétrer le pays (gl) et la langue (hl) directement depuis le Google Sheet via menu déroulant. Deux cellules à changer, et tu passes d’une extraction France/Français à une extraction États-Unis/Anglais, Allemagne/Allemand, Espagne/Espagnol. Utile si tu vends sur des marketplaces EU ou internationales.
Ce que tu fais avec les contacts : deux stratégies pour trouver des partenariats influenceurs
Un email extrait, c’est le début d’une conversation — pas un partenariat acquis. La formation propose deux approches distinctes.
La stratégie commerciale : tu proposes une opération de mise en avant payante de ton produit. L’influenceur est rémunéré pour créer du contenu. C’est l’approche classique, simple à mettre en œuvre quand tu as un budget défini.
La stratégie de différenciation : selon Cyril, c’est celle qui crée de la valeur long terme. Tu utilises l’influenceur non pas pour un post sponsorisé, mais pour construire un élément de différenciation durable sur ton produit — un angle que tes concurrents n’ont pas, et qu’ils ne peuvent pas copier en deux jours. Dans un contexte de pression croissante des vendeurs sur les marketplaces, c’est cette deuxième approche qui donne un avantage concurrentiel réel.
Dans les deux cas, des templates d’emails et une séquence de relance sont inclus dans la formation.
Questions fréquentes
Est-ce que le Google Dorking est légal ?
Oui. Tu utilises des opérateurs de recherche avancés pour trouver des informations que les propriétaires de comptes ont rendues publiques sur le web. Tu ne piratas rien. La technique a été développée à l’origine pour l’analyse de sites et le référencement. La question légale porte sur l’usage des données collectées : pour du cold emailing, la RGPD s’applique (obligation de base légale, droit de désinscription). C’est indépendant de la méthode d’extraction.
Est-ce que j’ai besoin de savoir coder ?
Non. Make est un outil no-code. Le scénario Blueprint est fourni en JSON — tu l’importes en un clic dans ton compte Make. La configuration se fait dans un tableur Google Sheets. La partie la plus technique est la récupération et le collage de ta clé SerpAPI, ce qui prend 2 minutes.
Combien de contacts vais-je vraiment extraire ?
Ça dépend de ta niche et du nombre de recherches que tu lances. Le compte Make gratuit te donne 1 000 opérations par mois. Chaque exécution sur une requête utilise environ 5 opérations × le nombre de résultats traités. Sur la base du test aquariophilie (65 contacts sur 12 recherches), tu peux te faire une idée réaliste de ce que ta niche peut produire. Le chiffre de 125 000 coordonnées correspond au plafond théorique du système configuré au maximum — pas à ce qu’une campagne normale produit.
Ça fonctionne pour des niches très spécifiques ?
Oui — et c’est même là que le système est le plus utile. Les agences et les SaaS généralistes couvrent mal les niches précises. Le Google Dorking interroge directement Google, qui indexe les contenus publics de tous les réseaux sociaux. Si des influenceurs dans ta niche ont rendu leurs coordonnées accessibles quelque part sur le web, le système peut les trouver.
Tu cherches encore tes influenceurs profil par profil ?
Tu n’as pas un problème de motivation, tu as un problème d’infrastructure.
La recherche manuelle, c’est 4 contacts après une heure de scrolling. Une requête Google Dorking bien configurée, c’est 30 à 35 emails extraits automatiquement. Douze recherches successives, c’est 65 contacts dans une base propre, prête à l’envoi.
La différence entre les deux, c’est un système. Pas des heures supplémentaires.
Si tu vends sur Amazon, Shopify, ou n’importe quelle marketplace où la différenciation par le produit seul ne suffit plus, les influenceurs sont la brique que tes concurrents ne peuvent pas copier en deux jours. La question n’est pas si tu as besoin de cette brique — c’est quand tu vas arrêter de la chercher à la main.



